L’industrie alimentaire rend les emballages toujours plus durables

Les entreprises alimentaires belges ont investi ces dernières années dans des innovations et adaptations des lignes de production afin d’utiliser moins d’emballages, des emballages plus légers et mieux recyclables. Fevia, la fédération de l’industrie alimentaire belge, a calculé que le secteur est parvenu ainsi à éviter 56 000 tonnes d’emballages par an depuis 2004. C’est équivalent à 5 kg d’emballages en moins par année et par personne. Dans le nouveau plan de prévention emballages pour le secteur, Fevia souhaite, avec ses membres et ses partenaires, miser encore plus sur les emballages circulaires, grâce à des innovations ciblées et en tenant compte des fonctions des emballages.

La production augmente mais pas les emballages

Le volume des produits alimentaires mis sur le marché belge a augmenté de 31 % entre 2004 et 2018*. Les chiffres de Fost Plus et Valipac montrent que la quantité d’emballages pour l’industrie alimentaire toute entière est restée stable durant cette même période**. Il ressort de ces chiffres que le secteur a pu éviter de mettre sur le marché 56 000 tonnes d’emballages chaque année. À titre de comparaison, c’est l’équivalent en poids des déchets ménagers résiduels que produisent chaque année 385 000 consommateurs, soit les habitants de Charleroi et de Liège réunis.

Le plan de prévention emballages que Fevia établit tous les trois ans agit comme un levier vers des emballages plus durables. Quelque 150 entreprises alimentaires participent à ce plan de prévention. Celles-ci représentent près de 60 % de tous les emballages d’aliments et de boissons sur le marché belge. L’évaluation du plan de prévention 2016-2019 confirme que les entreprises alimentaires ont utilisé des emballages moins nombreux et plus légers au cours des dernières années pour emballer une même quantité de produits.

« Le défi est de rendre les emballages plus durables sans perdre de vue les fonctions des emballages : ils aident notamment à garantir la sécurité de notre alimentation, à lutter contre les pertes alimentaires et à bien informer les consommateurs. Nos entreprises alimentaires ont beaucoup investi dans l’innovation et dans des adaptations technologiques, et ces efforts portent leurs fruits : nous économisons près de 5 kg d’emballages par Belge par an », déclare Buysse, CEO de Fevia.

Des emballages moins nombreux, plus légers et plus durables, sans que vous ne le voyiez

Sans que vous ne le constatiez, les entreprises alimentaires ont investi dans des solutions concrètes ces dernières années afin de rendre les emballages alimentaires plus durables, entre autres :

  1. Des emballages plus fins, par exemple des bouteilles ou cannettes plus légères et des films plastique plus fins sur les barquettes, ou encore des films plus fins, plus résistants et plus étirés autour des palettes.
  2. Moins d’emballages, par exemple en supprimant le carton ou la poignée en plastique des multipacks de boissons en bouteille, ou en réduisant la taille de l’emballage des sachets de chips ou des boîtes de biscuits.
  3. Des étiquettes plus durables, par exemple un étiquetage imprimé directement sur le plastique au lieu d’une étiquette en papier sur les emballages de charcuterie, ou des petites étiquettes qui remplacent une housse entière autour des bouteilles de boisson.
  4. Des emballages avec un plus grand contenu, par exemple en fournissant les matières premières davantage en vrac que dans des sacs.
  5. Remplacer les emballages à usage unique par des emballages réutilisables, par exemple remplacer les boîtes en carton par des caisses en plastique pour la livraison à d’autres entreprises ou magasins.

Un plus grand focus sur les emballages circulaires 

Dans le nouveau plan de prévention pour la période 2019-2022, les entreprises planifient pas moins de 742 mesures. Il est frappant de constater que les entreprises se concentrent de plus en plus sur les emballages circulaires.

« Des emballages plus légers, ça ne tombe pas du ciel. Il faut effectuer beaucoup de recherches et nos entreprises doivent adapter leurs lignes de production de haute technologie. Et pourtant, nous sommes déterminés à rendre nos emballages alimentaires encore plus durables. Grâce à la Roadmap « L’emballage alimentaire du Futur », que notre pôle d’innovation Flanders’ FOOD soutient avec Pack4Food et toute une série de partenaires, nous serons en mesure d’accélérer ce processus de manière coordonnée dans les années à venir, et ce en innovant et en développant encore davantage les emballages circulaires, également en collaboration avec Wagralim, notre pôle d’innovation wallon. Cela prouve qu’en tant qu’industrie alimentaire belge, nous réalisons concrètement nos engagements repris sur www.emballages2025.be », déclare Jan Vander Stichele, président de Fevia.

Les évolutions technologiques apportent de plus en plus d’options innovantes que les entreprises peuvent utiliser, entre autres :

  1. Des emballages mieux recyclables, par exemple remplacer un multicouche par un monocouche, supprimer un coating en plastique ou utiliser des couleurs qui se recyclent mieux.
  2. Utiliser plus de matériaux recyclés dans les emballages, par exemple utiliser 25 à 100 % de plastique recyclé dans les bouteilles, raviers ou films.
  3. Utilisation de matériaux renouvelables ou biosourcés, par exemple en utilisant des plastiques biosourcés ou en remplaçant des éléments en plastique par du carton.

*Sur la base des chiffres de BNB, ICN, Eurostat.

**Chaque année, les entreprises alimentaires belges mettent environ 2 400 kilotonnes d’emballages sur le marché. Environ la moitié sont des emballages industriels, utilisés par exemple pour transporter les produits vers les magasins. L’autre moitié sont des emballages ménagers qui protègent et conservent nos aliments. Au total, ce sont deux tiers d’emballages réutilisables et un tiers d’emballages à usage unique.

Source: Fevia

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