L’agroalimentaire moins impacté

La crise du coronavirus va laisser des cicatrices profondes dans notre économie autant que dans notre population. Mais tous les secteurs ne seront pas impactés de la même manière. Et dans une certaine mesure, notre agroalimentaire va peut-être subir de manière moins rude l’impact de cette crise. Même si tous ne sont pas logés à la même enseigne…

« Pour le moment, ça tourne », constate Bénédicte Meurens, chez Meurens natural, à Herve. Mais l’entreprise suit ça au jour le jour. L’approvisionnement en matières premières reste assuré. L’effectif d’une cinquantaine de personnes demeure donc mobilisé.

Spa

Chez Spa-Monopole, scénario identique, avec une entreprise qui tourne à plein régime, sans grosse différence avec les niveaux de production précédents. L’avantage, c’est de fournir les marchés belge et néerlandais, essentiellement. Dès lors, pas de gros souci à l’exportation. L’effectif des quelque 600 personnes des usines de Spa et Bru ne chôme donc pas, même s’il y a un glissement de la consommation dans l’horeca vers la domestique, explique Christophe Scharpé, chargé de communication.
Le lait dans la norme

Les produits laitiers

Dans le secteur du lait, la production demeure relativement dans la norme à la Laiterie de Walhorn, pour l’instant. Seules 3 ou 4 personnes étaient au chômage pour cas de force majeure, ce lundi. « Mais il va y avoir trop de crème sur le marché », expliquait Michel Dedericks, le directeur.

Tout n’est pas rose pour autant en aval, déplore Erwin Schöpges, de la coopérative d’agriculteurs Fairebel. « En trois jours et demi, on a vendu le stock de lait correspondant à trois semaines », observe-t-il. Mais ce qui a été écoulé en si peu de temps ne sera plus à vendre par la suite. Par ailleurs, l’éleveur craint que des laiteries finissent par fermer, à la suite de la propagation du virus. C’est déjà le cas pour une en France, note-t-il. Et puis, il y a les prix, repartis à la baisse. Ainsi, en 2018, on payait 6.000 € la tonne de beurre, contre 4.200 un an plus tard et 3.400 désormais. Pour la poudre de lait, c’est du même tonneau : 2.600 € voici six mois et 2.130 ce lundi.

Chez Herve-Société, où Jean-Marc Cabay produit entre autres du fromage de Herve, on continue à produire comme une semaine normale. Il souligne : « Mon père disait : « Dans l’alimentaire, on n’a pas de grosses marges, mais les gens devront toujours manger. » » Les ventes à destination de l’horeca sont tombées, mais il reste les magasins spécialisés et la grande distribution. Néanmoins, nuance le patron, « quand le point critique arrivera, le problème sera d’avoir du personnel en suffisance. »

Viande

Côté viande, Detry, à Aubel, continue à fonctionner, même si on y évalue au jour le jour l’évolution. Les ouvriers sur les chaînes de production ont l’équipement adéquat, explique Valérie Minet. On continue à recevoir la matière première et le taux d’absentéisme est faible.

Boissons

La Cidrerie Stassen continue à produire. La fermeture de l’horeca a eu un impact mais les cidres sont également vendus dans les supermarchés. L’activité a baissé d’environ 20 % par rapport à ce qui était planifié il y a encore quelques semaines. Le télétravail a été privilégié lorsque c’est possible.

Source: Sudinfo

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