Après la pluie vient le beau temps ?

On a l’habitude de dire que Monsieur/Madame Météo se trompe tout le temps. Pourtant, aujourd’hui, nous avons envie de croire à l’embellie qui, avec beaucoup de précautions, est annoncée. Nos différentes enquêtes mettent évidemment clairement en évidence que la toute grande majorité des entreprises a subi des pertes économiques conséquentes. Mais elles témoignent aussi d’une certaine résilience en attendant le retour des beaux jours.

Depuis mi-mars, Fevia a réalisé trois enquêtes auxquelles ont participé entre 150 et 200 entreprises de l’industrie alimentaire. Au travers de ces enquêtes, nous avons pu évaluer l’impact de la crise du coronavirus sur l’activité économique et mettre en lumière les problèmes rencontrés.

La tempête Corona a fait des dégats

Et les chiffres sont interpellants! En effet, la perte moyenne de chiffre d’affaires est de l’ordre d’un tiers par rapport à une période normale. Bien sûr, ceci cache des grandes disparités entre entreprises, avec certaines (une minorité) connaissant un impact très faible et d’autres ayant vu leur chiffre d’affaires presque entièrement s’évaporer. Il est également symptomatique de constater que l’estimation de la perte de chiffre d’affaires lors de la première enquête réalisée mi-mars se situait en majorité en-dessous de 20%, alors qu’à partir de début avril les pertes étaient plutôt estimées au-delà de 50%.

Après la pluie vient le beau temps ?

La raison tient au fait que les canaux de ventes se sont taris. Il n’y a pratiquement plus aucune vente dans le secteur de l’horeca et du foodservice et les exportations ont chuté. A côté d’un ralentissement généralisé de la demande, les exportations sont également freinées par des questions logistiques. En particulier, le transport international est problématique, que ce soit en termes de disponibilité ou de prix. Ce ralentissement, voir l’arrêt, de leur activité économique a poussé une majorité d’entreprises à recourir au chômage temporaire. Les chiffres de l’ONSS indiquent qu’environ 30% des travailleurs de l’industrie alimentaire sont au chômage temporaire pour force majeure.

Mais elle n’a pas entamé les forces vives

Début avril, une majorité d’entreprises ont indiqué connaître des problèmes de liquidité. La raison principale, outre la perte conséquente de chiffre d’affaires, sont les retards de paiement des factures par les clients. Aujourd’hui, cette proportion a diminué à un tiers. Les mesures mises en place progressivement en termes de liquidité ont sans doute pu apporter une dose d’oxygène bien nécessaire.

De plus, les rangs de nos #FoodHeroes se sont épaissis. Mi-mars, pour quatre entreprises sur dix, la production était impactée par un manque de personnel (sans que cela soit pour autant problématique). Dans l’enquête de début avril, elles n’étaient plus que 12,5% à indiquer que le fonctionnement de l’entreprise pouvait être totalement ou partiellement paralysé en raison d’un manque imprévu de personnel. Et aujourd’hui, cette proportion est tombée à 3,5%.

Enfin, peu d’entreprises ont annulé leurs plans d’investissement. Au pire, un report est envisagé.

La reprise ne sera pas facile, mais certainement pas impossible. Et elle sera lente à se dessiner, avec des épisodes orageux. Mais l’industrie alimentaire 1.5(mètre) a donné des preuves de sa résilience et l’espoir d’un retour des jours meilleurs pour tous est donc permis. C’est en tout cas ce vers quoi tous les efforts de nos entreprises sont aujourd’hui dirigés.

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